SEMAINE 42

En septembre, le cours du brut s'est renchéri de plus de 11 %.

Pétrole
Le prix du pétrole recule malgré l'affaiblissement du dollar


Semaine écoulée

La semaine passée, le cours du brut est descendu à 81,90 $ le baril en raison de l'inquiétude croissante entourant l'état de l'économie américaine. La persistance d'un taux de chômage élevé associé à une inflation basse alimentent les rumeurs selon lesquelles la Fed (Federal Reserve, banque centrale américaine) est sur le point de prendre des mesures complémentaires de soutien de l'économie aux États-Unis. La semaine passée, en raison même de ces préoccupations, l'euro a continué à s'apprécier pour passer la barre de 1,41 dollar, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis plus de huit mois. Les analystes tablent à présent sur un nouvel assouplissement monétaire de la Fed au mois de novembre. En dépit de l'agitation observée sur le marché des changes, la corrélation dollar-pétrole s'est révélée moins forte la semaine passée. En réalité, comme nous le soulignions la semaine dernière, une pression à la vente s'est manifestée lorsque le baril a atteint le seuil de 85 $. C'est le haut de la plage de fluctuation allant de 75 $ à 85 $, ce qui déclenche un courant vendeur de la part des investisseurs.

Perspectives

À court terme, nous tablons sur un rebond du cours du brut. En raison toujours des inquiétudes persistantes relatives à la reprise économique américaine (et de l'effet dollar). Le recul observé la semaine passée est considéré comme une correction après la hausse du mois de septembre au terme de laquelle les prix du pétrole avaient progressé de plus de 11%. Fondamentalement, la demande de pétrole est plus forte au quatrième trimestre qu'au cours des trois mois précédents. Et par ailleurs, la demande en provenance de la Chine augmente également.
Nos perspectives à long terme restent inchangées. Nous tablons sur une hausse du prix du pétrole en raison d'une demande croissante sur fond d'offre en recul. Nous prévoyons en effet une forte progression de la demande des pays émergents.

Gaz
Les prix du gaz continuent d'être sous pression


Semaine écoulée

La semaine passée, le prix du gaz TTF a reculé légèrement pour l'année civile 2011. La demande de gaz a pourtant augmenté en raison des températures inférieures aux moyennes saisonnières. Ce temps inhabituellement froid sévit particulièrement en Allemagne. L'explication se situe du côté de l'offre : les producteurs de gaz continuent à essayer de vendre leurs positions de gaz indexées sur le pétrole. De nombreuses grandes industries ont renégocié leur contrat gazier au cours de la période écoulée. Elles achètent davantage de gaz sur le marché spot (au jour le jour) au lieu de passer par des contrats indexés sur le pétrole. Il en résulte que les producteurs de gaz restent avec des contrats gaziers plus onéreux pour eux et s'efforcent donc de liquider ces positions. Les prix du gaz TTF exercent donc une pression à la baisse sur les prix du gaz à long terme. Les prix spot (quotidiens) restent quant à eux plus élevés étant donné que la demande est plus forte en raison de ces nouveaux types de contrat.

Perspectives

Nous tablons, la semaine prochaine, sur un prix du gaz TTF pour l'année civile 2011 évoluant dans une fourchette allant de 19,50 à 21,50 €/MWh. Les températures joueront un plus grand rôle. Nous prévoyons une hausse de la demande de gaz à mesure que les températures continueront à évoluer sous leurs moyennes saisonnières. Cela peut pousser les prix à la hausse.
Nos perspectives à long terme restent inchangées. Nous estimons que les prix du gaz peuvent baisser. L'approvisionnement de l'Europe en gaz LNG (gaz liquide) continue à progresser.
Les analystes s'attendent à ce que les réserves mondiales de gaz et la production augmentent fortement au cours des trente prochaines années. Cette progression sera due principalement à l'exploitation de gaz non conventionnel et du gaz Shale (gaz de schiste) en particulier.

Gasprijzen

Electricité
Les prix de l'électricité soumis à plus de fluctuations à court terme

Semaine écoulée

La semaine passée, les prix de l'électricité ont continué à reculer. Cette baisse est à nouveau la conséquence de l'évolution des valeurs sous-jacentes. Ainsi, les cours du gaz, du charbon et du CO2 ont continué à diminuer la semaine dernière, ce qui a poussé le prix de l'électricité à la baisse. Par ailleurs, un nombre croissant de centrales électriques ont terminé leur période de maintenance. La combinaison de ces deux facteurs – recul des valeurs sous-jacentes et offre supérieure d'électricité – a contribué également à faire reculer les prix de l'électricité. La volatilité (fluctuations) des prix à court terme a augmenté la semaine passée. On le doit aux grèves menées actuellement en France contre la réforme des régimes de retraite. Il en a résulté, en France, un recul de la production des centrales électriques nucléaires jusqu'au niveau observé en septembre. En dépit de cette baisse, la disponibilité de l'énergie nucléaire reste au niveau de 2009. Mais, si l'on ajoute le facteur des températures froides, la France exporte moins d'électricité. Ce qui a provoqué cette volatilité des prix à court terme.

Perspectives

À court terme, nous prévoyons une légère hausse des prix de l'électricité. La semaine prochaine, les parcs d'éoliennes produiront moins d'électricité. Nous tablons par ailleurs sur la persistance de la volatilité des prix à court terme en raison des troubles sociaux en France.
À long terme, nous tablons sur une hausse des prix de l'électricité en raison de l'influence des valeurs sous-jacentes comme le charbon et le CO2 dont les prix augmenteront sur fond de demande croissante des pays émergents.

Elektriciteitsprijzen

Le prix d'achat de l'électricité et de gaz est déterminé par divers facteurs dans le marché de l'énergie.

Chaque semaine, nous donnons ci-dessous de nos attentes pour ces facteurs d'influence. Cela vous donne une meilleure compréhension de l'évolution des prix de l'électricité et du gaz. Et il vaut mieux envoyer votre approvisionnement en énergie.

Verwachtingen

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