En septembre, le cours du brut s'est renchéri de plus de 11 %.
Pétrole
Le cours du brut évolue horizontalement malgré de bons chiffres macroéconomiques
Semaine écoulée
La semaine passée, le prix du pétrole a continué à progresser pour atteindre le niveau de 83 $ le baril. En septembre, le cours du brut s'est renchéri de plus de 11 %. Les investisseurs spéculent sur le redressement de la demande des Chinois et des Américains après des statistiques macroéconomiques meilleures que prévu. L'indice Dow Jones (actions américaines) a clôturé le mois écoulé sur une hausse de 7,7 %. Il s'agit du mois de septembre boursier le plus faste de ces sept dernières années. En Europe, l'état d'endettement des certains États membres de l'UE suscite encore des inquiétudes. Ainsi, jeudi dernier, l'agence de notation de crédit Moody's a abaissé son rating pour l'Espagne à Aa1. La meilleure notation de crédit est le « triple AAA » (AAA) dont bénéficient les Pays-Bas. La baisse de la notation de l'Espagne découle de prévisions de croissance économique plus faible. Les analystes s'inquiètent cependant davantage du sort de la Grèce et de l'Irlande qui pourraient ne plus pouvoir honorer leur dette publique et faire appel à l'aide de l'UE. Au chapitre positif, il faut toutefois noter la légère baisse du chômage en Allemagne au terme du mois écoulé. L'ensemble de ces nouvelles macroéconomiques a poussé le prix du pétrole à la hausse. Le marché s'attend à une hausse de la demande de brut des grandes puissances que sont la Chine et les États-Unis. Autre facteur de soutien du cours du brut : l'appréciation de l'euro par rapport au dollar (désormais à 1,37 $). Ce qui allège la facture pétrolière de la zone euro dans la mesure où le pétrole est coté en dollar. Il existe une corrélation inverse certaine entre le cours du dollar (par rapport à l'euro) et le prix du pétrole.
Perspectives
À court terme, nous tablons sur la poursuite de la hausse du cours du brut. Ce nouveau renchérissement découlera d'une demande supérieure de la part de la Chine et des États-Unis.
Nos perspectives à long terme restent inchangées. Nous tablons sur une hausse du prix du pétrole en raison d'une demande croissante sur fond d'offre en recul. Nous prévoyons en effet une forte progression de la demande des pays émergents.
Gaz
Un glissement des contrats à long terme vers les contrats spot.
Semaine écoulée
Le prix du gaz a reculé à la fin de la semaine passée. La volatilité (fluctuations des prix) observée sur le marché du gaz a augmenté la semaine passée en raison de l'incertitude prévalant à l'entame de la nouvelle saison gazière, le 1er octobre, pour les producteurs allemands. Cette volatilité a suscité une certaine inquiétude chez les opérateurs, poussant les prix à la hausse au milieu de la semaine. La demande de gaz a par ailleurs progressé en raison des températures moins clémentes. Ces deux facteurs combinés ont provoqué d'importants écarts de prix au cours de la même journée de cotation. Un certain calme est cependant revenu sur le marché en fin de semaine. Les prix TTF ont été mis encore plus sous pression. La saison de la maintenance s'est clôturée la semaine passée. Les plateformes gazières en Norvège, qui ont été remises en service, peuvent à nouveau approvisionner l'Europe. Les livraisons de gaz en Europe sont donc revenues à leur « capacité » normale. Ce qui a poussé les prix à la baisse dans la mesure où, pour l'instant, l'offre de gaz est supérieure à la demande.
Perspectives
Comme la semaine dernière, nous tablons sur la poursuite de la baisse des prix du gaz TTF. Principale raison de ce recul : la flexibilité croissante des producteurs et des acheteurs de gaz. Pour l'ensemble du mois d'octobre 2010, nous prévoyons une diminution des prix du gaz. La flexibilité accrue des acteurs du marché n'est pas seule en cause. En réalité, le facteur baissier majeur est la grande quantité de gaz disponible en Europe. Ce volume restera à ce niveau en raison du flux important de LNG (gaz liquide) vers l'Europe.
À long terme, nous tablons toujours sur une baisse des prix du gaz. L'approvisionnement de l'Europe en LNG continue à s'étoffer. L'approvisionnement des Pays-Bas en gaz LNG est important dans la mesure où la production domestique va diminuer. La production gazière actuelle des Pays-Bas représente 80 milliards de mètres cube. La demande intérieure absorbe 45 milliards de mètres cube. Le solde, soit 35 milliards de mètres cube, est exporté dans des pays comme l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, la France et le Royaume-Uni. On s'attend à ce que la production gazière des Pays-Bas se réduise dans trente ans à 10 milliards de mètres cube. Ce pays sera donc dépendant de la production gazière des autres régions du monde. Les analystes s'attendent à ce que les réserves mondiales de gaz et la production augmentent fortement au cours des trente prochaines années. Cette progression sera due principalement à l'exploitation de gaz non conventionnel et du gaz Shale (gaz de schiste) en particulier.

Electricité
Le marché de l'électricité affiche un équilibre sain entre l'offre et la demande
Semaine écoulée
La semaine passée, le prix du gaz a évolué de manière horizontale. Le marché de l'électricité affiche un équilibre sain entre l'offre et la demande. En raison du ralentissement de la reprise économique en Europe, la demande de l'électricité recule. Du côté de l'offre, en revanche, on met en service de nombreux nouveaux panneaux solaires en Allemagne. Outre-Rhin, le succès de ces équipements est particulièrement important cette année dans la mesure où ils ne bénéficieront plus de subside à partir de 2011. En attendant, ces nouvelles infrastructures produisent de l'électricité. Avec la mise en service de nouveaux parcs éoliens, une part croissante de la production énergétique dépend donc des conditions atmosphériques.
La semaine dernière, le prix du charbon a continué à progresser. Généralement, cela pousse le prix de l'électricité à la hausse étant donné que cela renchérit les coûts de production des centrales au charbon. Cette semaine, cependant, cela n'a eu aucun effet sur le prix de l'électricité. En cause : l'affaiblissement du dollar (qui est également la devise de cotation du charbon). La dépréciation du billet vert allège les coûts de production des centrales au charbon opérant en Europe. Les marges bénéficiaires des centrales au charbon se sont donc améliorées par rapport à celles des centrales au gaz. Pour les centrales électriques, il est donc plus intéressant de faire tourner les centrales au charbon que les centrales au gaz dont les marges sont sous pression en raison d'un recul moins rapide du prix du gaz.
Perspectives
Comme la semaine passée, nous prévoyons à court terme que les prix de l'électricité vont évoluer de manière horizontale. La semaine prochaine, une zone de basse pression (nébulosité abondante s'accompagnant de pluies et de beaucoup de vent) est prévue en Europe de l'Ouest. Par ailleurs, les jours raccourcissant, la demande d'électricité en octobre sera supérieure à celle du mois de septembre.
À long terme, nous tablons sur une hausse des prix de l'électricité en raison de l'influence des valeurs sous-jacentes comme le charbon et le CO2 dont les prix augmenteront. Nous prévoyons également que l'euro va se déprécier par rapport au dollar dans la seconde moitié du quatrième trimestre en raison de l'incertitude persistante sur la maîtrise des problèmes d'endettement dans l'Union européenne.

Le prix d'achat de l'électricité et de gaz est déterminé par divers facteurs dans le marché de l'énergie.
Chaque semaine, nous donnons ci-dessous de nos attentes pour ces facteurs d'influence.
Cela vous donne une meilleure compréhension de l'évolution des prix de l'électricité et du gaz. Et il vaut mieux envoyer votre approvisionnement en énergie.

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